Pékin (essaie?) d'apprendre les bonnes manières
tout est VRAI.
bientot je mettrai des photos d'illustration
au fait, le tirage au sort pour le gagnat du blog est termine, vous aurez bientot le mini film du tirage (mais dailymotion est censure en Chine ... snif)
es Jeux olympiques (JO) de 2008 représentent pour la Chine un considérable motif de fierté nationale, le signe de l'importance accordée par le reste du monde à cet empire dont le nom chinois - le pays du Milieu - indique plus que jamais à quel point il est devenu un objet central des préoccupations de la planète Les mesures prises sont diverses, toujours dans le souci de rehausser la réputation de Pékin, à moins de cinq cents jours du début des festivités. "On va profiter des JO pour appeler la population à faire des efforts de civisme, ce qui nous permettra à l'avenir de continuer dans la bonne voie", explique Shao Ziqiang, responsable adjoint de la communication du Bureau du comité d'organisation des Jeux olympiques de Pékin (Bocog).
La priorité est de convaincre les Pékinois de bien se conduire, sous-entendu de se comporter de manière plus disciplinée. Les Beijinren (Pékinois) ont en effet une propension marquée à se bousculer sans vergogne pour grimper dans les bus bondés, à injurier l'adversaire durant les compétitions sportives et à cracher à tout bout de champ sur les trottoirs. Des campagnes ont été lancées dans l'espoir d'en terminer avec de telles pratiques susceptibles de choquer les cohortes de "long nez" et autres diables étrangers qui déferleront sur Pékin à l'été 2008.
"VEUILLEZ NE PAS CRACHER"
Même si M. Shao estime que les Pékinois ne sont pas forcément les seuls à blâmer : "A Pékin, il y a en permanence une forte population de touristes qui ne sont pas conscients de la nécessité de bien se conduire." Il ajoute, définitif, s'appuyant sur un sondage aussi mystérieux qu'improbable : "70 % des crachats sont émis par des provinciaux !"
Quelles que soient leurs origines, les cracheurs feraient mieux de déglutir s'ils veulent éviter d'être pointés du doigt par de dévoués bénévoles que l'on a vu tancer dans la rue les contrevenants le jour d'une campagne anticrachat. Dans l'arrondissement de Xicheng, un ensemble historique de rues étroites et d'anciens palais situé le long des beaux lacs de Houhai, au nord de la Cité interdite, l'une des responsables du comité de quartier nous a remis un exemplaire d'un petit sac de plastique destiné à recevoir des "crachats civilisés" : "La civilisation commence par des détails, peut-on lire sur la pochette de plastique, veuillez ne pas cracher !"
Une autre bataille s'est parallèlement déclenchée dans les bus et aux arrêts : les 11 de chaque mois ont été décrétés "jours de la file d'attente". Ces jours-là - la date a été choisie parce que le chiffre 11 peut faire penser à deux personnes faisant la queue... -, des sortes de "policiers de la politesse" veillent dans les bus à ce que les passagers embarquent en bon ordre. Selon les chiffres officiels, il y aura bientôt 4 000 fonctionnaires, contrôleurs et surveillants, chargés d'imposer la politesse aux Pékinois dans les transports en commun.
GUERRE AUX "VENTRES NUS"