Belgrade, Quelle Histoire!

Publié le par Nacene

Pour vous raconter le weekend à Belgrade
 
Nous sommes partis à 5 après le boulot vendredi soir. Première étape, Budapest. On sort, on mange, on mange et on mange encore. Puis on va dans un café latino, sympa, et au final, on atterrit après maintes tergiversations au DOKK (retenez ce nom). Boite de Budapest, très grande, musique à fond (pour les autres, pas pour moi :o( . une de ces boites qui marque, tout droit sortie d’un film américain qui se déroule à New York. Ambiance survolté. Je vous passe les détails, je ne m’en suis encore pas remis.
 
Donc au lieu de rentrer se coucher à 1h00, comme initialement prévu, nous voilà de retour à 6h00. Le départ pour Belgrade à 8h00 était pour le moins compromis.
 
A 13h00 donc, départ pour Belgrade. Beaucoup de route, paysage plats sans très grand intérêt. Disons, la champagne avec les vignes en moins :o). à la frontière serbe, le flic nous tape la discute, mais il ne connaît pas un mot d’anglais d’allemand ou de français, nous, notre niveau en serbe laisse à désirer. La conversation, très chaleureuse, se passe à base de Zidane, foot, Drogba, Trézeguet, etc. tout ça pour s’expliquer les résultats du tirage au sort pour la coupe du monde de 2006.
 
Arrivé à Belgrade vers 18h30. petit tour pour chercher l’hôtel. Petit flippe en trouvant une église à la place !? re petit tour pour trouver la bonne rue qui s’écrit presque pareil, se dit presque pareil, mais n’est pas la même. Enfin, quand je parle d’hôtel, je m’avance. 14 lits dans la même pièce (avec mezzanine il est vrai). Un baignoire avec 1m30 avant d’atteindre le plafond, et les toilettes juste à coté (donc quand il y’a quelqu’un sous la douche, on ne peut pas pisser, et vice versa :o)
 
Re sortie dans un cartier très sympa de Belgrade (skadanska) avec resto serbe et musique live. Re bouffe démesuré (20€ / personne) alors qu’un repas devrait couter 4€ ou 5€. Nous ne sommes pas morts de faim non. Resorti dans la ville. Lendemain visite de l’église, promenade, visite du château, de l’artère principale piétonne, etc.
 
Le retour, le fameux retour. Jusque là, nous avions eu beaucoup de chance, trop sans doute. Arrivé à Buda, on trouve directement l’hôtel avec une place pour garer à coté. A Belgrade, des flics très sympas nous expliquent où trouver l’hôtel, et encore une fois, on trouve directement une place dans la rue ! On rencontre même par hasard l’informaticien de l’ambassade la bas dans un café !!!
Tout aller pour le mieux, mais pour le retour, on allait payer pour tout ça.
 
1)      on sort de Belgrade, on se perd dans la banlieue, des boulevards interminables, mais surtout, avec AUCUN panneau, sur des kilomètres. On tombe finalement sur un automobiliste qui parle un peu français, qui nous explique (bon là encore, on a de la chance, les francophones en Serbie, c’est pas ce qu’on trouve le plus facilement)
 
2)      on trouve la bonne route, mais là, brouillard, on roule à 50km/h. sans oublier que la bas, les nationales ont 2 voies réelles, mais 3 virtuelles. Celle qu’empruntent les automobilistes pour doubler, mais ils ne se rabattent pas. En fait, ils attendent que tu roules sur la voie d’arrêt d’urgence, ce que tu finis par faire, tu n’as pas le choix. D’ailleurs la route est joliment parsemée ça et là de jolies bouquets de fleurs et de stèles qui font très froid dans le dos, tant il y’en a. Brouillard donc, la nuit, c’est encore mieux, pendant 2 heures.
 
 
3)      Puis on trouve un supermarché ouvert le dimanche à 22h00 (je crois qu’il est ouvert 24/24). Très bien, ils voulaient acheter des vins et de l’alcool pas cher, donc on s’arrête. Une bouteille ou deux deviens une 20aine. Je leur fais remarquer que nous allons tout de même traverser une frontière, mais, ils me répondent que non, le vin ne compte pas. Tiens donc !

4)      On repart, je passe un péage, mais ma vitre ne veut plus se refermer, il fait super froid, c’est la nuit, mon copilote trifouille les fusibles, mais rien n’y fait, je roule plusieurs km avec la vitre complètement ouverte, on se voit déjà rouler comme ça jusqu’à Budapest, je finis par m’énerver contre la portière que je frappe, frappe et frappe, et hop, la vitre remonte. (tiens tiens, je ferais peut être la même chose pour éduquer mes enfants  :o)
 
 
5)      Là, c’est le mieux, on repart du supermarché, on roulait à 50km/h, là il n’y a plus de brouillard, je roule à 100km/h, en fait 106km/h, et donc je me fais arrêté par les flics (et oui la route est à 100 sur certains tronçons et à 80 sur d’autres. il ne veut pas qu’on le paie en €, et nos cartes de légitimation (carte de pseudo immunité) ne fonctionnent qu’en Autriche. On doit donc aller dans les petits villages autours, chercher des hôtels pour faire du change, tout un programme. Entre temps, la vitre de droite qui n’avait jamais posé de problème refuse de remonter !! on va d’hôtel en hôtel à la recherche de change. A l’hôtel président on nous indique un hôtel pas loin, une fois sur place on nous dit que non, la loi ne les autorise pas à faire du change avant minuit, il n’est que 23h20. il faut qu’on reparte dans l’autre hôtel (celui qui vient de nous envoyer là) pour faire le change. On est un peu BEAUCOUP exténué, on essaie de négocier, mais très vite ils nous disent ok, ils nous font le change au temps normal (sans même nous arnaquer) au black. On revient sur la route principale, on paie les policiers, ils me rendent mon permis. Et 20km plus loin, la frontière ….
 
6)      Arrivé à la frontière après avoir donné nos passeports j’ai droit à un « stop the car and open the back ». je descends, il me demande combien de bouteilles d’alcool j’ai. Je demande à combien on a la droit. Et là, là, tout bascule :o). une bouteille d’alcool fort ou deux de vin par personne, oui, deux de vin. Je prie, je pleure intérieurement, j’appelle au secours, mais mon visage reste impassible. J’ouvre le coffre. On ne voit aucune. Oui, on n’a pas pu tout rentrer sur le parking du centre commercial. On a donc sorti toutes les affaires mis les bouteilles au fond, et rempli quelques sacs, pour que tout rentre. Toutes, non, un caisson de bouteille dépasse, et je me dis qu’il l’a peut être vu. Je dis que nous n’avons qu’UNE bouteille. « ou est elle ? » je dis que je ne sais pas et je demande à Arnaud « ou est NOTRE bouteille de tokai ? » Arnaud répond dans un sac (très bonne réponse) je dis que je ne sais pas ou elle est et j’entreprends sans qu’il me demande d’ouvrir un sac à sa recherche, avant même que j’ai le temps d’ouvrir, il me dit de laisser tomber (le coffre est plein de nos bagages et la tâche parait rude et trop longue). Il regarde (sommairement heureusement). Il me demande les cigarettes, je lui montre. C’est bon, on s’en va…
 
7)      Que de choses à raconter, mais le meilleurs pour la fin :o). en Hongrie, pas de problème, ni verglas ni sanglier sur la route. On s’est juste perdu un peu aux alentours de Budapest. Arrivé à la frontière austro-hongroise. On se dit que pour les hongrois, on sort donc ils s’en foutent, et pour les autrichiens, on a nos passeport de service ou nos cartes de légitimation. Ah oui, mais non. Les Hongrois nous demandent d’arrêter le moteur (Eric conduit à ce moment là). « d’où venez-vous ? » de Budapest, puisqu’on a pris l’autoroute à Buda pour aller à Vienne. il donne les passeports. Ah mais non, sur nos passeports, il y’a un tampon serbe qui date de, de, la veille, et oui. Donc il nous dit qu’on ment « cache », il commence à fouiller toute la voiture. A taper sur la roue de secours et la carrosserie, on entend les bouteilles :o).
 
 
8)      Très bien, on le suit en voiture dans un garage qu’ils referment derrière nous. « Descendez de voiture et descendez tous les bagages » on décharge tout. Ils cherchent partout, quand l’un passe en dessous de la voiture pour taper sur les tuyaux, l’autre ouvre le capot pour fouiller. Il est 5h00 du matin. 4h40!!!!!!!. finalement ils nous laissent partir, et ils s’en foutent pour les bouteilles, tout ce qu’ils cherchaient, c’est de la drogue. Et nous, de la drogue, on n’en a pas. Arrivé à Vienne vers 6h00. avec seulement 3 ou 4 heures de retard. Aller, au dodo, dans une heure il faut se lever, il faut aller bosser, on est lundi matin …
 
Les photos demain…

Publié dans Marrant

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Reinette 19/12/2005 17:41

Pôôôôôvres !
Vous recommanderiez un bar/resto en particulier ?
Combien d'heures de voiture de Vienne ?

Marionnette 18/12/2005 16:45

et avec ca ils ont pas reussi a te garder? Flute! un sejour de toi prolonge ds l'est, y'en a que ca aurait arrange... ^^

Elle 15/12/2005 13:57

On en apprend tous les jours... Merci pour l'information "nacene" !
Vos journées ont vraiment l'air épuisantes!...
Malgré les quelques péripéties, votre excursion semble avoir été sympa et c'est ce genre de détails qui rajoute un peu d'âme aux voyages...
bonne journée!

Neric 15/12/2005 11:12

Le Nacene ne boit pas d'alcool, plutôt une espèce de boisson verdâtre appellé Guarana. Mais regardez ce que j'ai trouvé sur un site on ne peut plus sérieux :

"The Nacene are a race from another galaxy. They are a sporocystian lifeform. They possess the ability to change their physical appearance at will. In their natural physical form, they appear as a glutinous liquid although they revert to a rock-like form after death.

They have high level technology and an apparently natural ability to navigate subspace.

Only two have been encountered, both by the USS Voyager. "

Ahah intéressant non ? on en sait un peu plus maintenant...

Source : http://memory-alpha.org/en/wiki/Nacene

NacÚne 15/12/2005 09:21

AUCUNE >:o(