Tribunal Populaire Chinois

Publié le par Nacene

On se baladait au yasho, le fameux marché du faux à pékin. On passait de stand en stand, jusqu'à ce que tout d'un coup (ou « soudain coup » comme dirait fellag) une guerre éclate sous nos yeux (marie et moi) ébahis.

 

On ne comprends rien, deux vendeuses s'enguelent juste devant nous en nous montrant du doigt! Le ton monte, monte, jusqu'à ce que l'une des deux s'en aille... pour revenir deux minutes plus tard avec la chef. La chef, c'est celle qui porte une chemise blanche, et qui se trouve à coté des escaliers et des ascenceurs. Je pensais qu'elle était là juste pour informer les clients, mais non, elle est un peu plus que ça.

 

Elle est la « chef » la « manager », et même la Juge, pour trancher les litiges entre les vendeu(rs|euses). Donc, voilà qu'on nous demande d'aller avec les vendeuses. On se fait engueuler/expliquer quelque chose, mais on ne comprend évidemment rien. Les vendeuses d'autres stands accourent pour voir le spéctacle. Et le spectable qu' est-ce? Une mini-cours de justice. Nous avons fini par comprendre que dans cette petite pièce de théatre, nous étions les témoins ! On nous explique même que les clients ne peuvent qu'être des témoins, le règlement interdit qu'ils soient accusés... ça tombe bien.

 

En fait, j'étais passé d'un stand où je négociais des boutons de manchettes à un autre ou Marie négociait des bijoux, et là, la vendeuse me crie (20 yuans 20 yuans), autrement dit, elle baissait les prix pour les boutons de manchettes. Mais la vendeuse d'en face a pensé qu'elle m'indiquait le prix minimum auquel je pourrais acheter le produit pour casser la vente de sa voisince d'en face (la fameuse vendeuse de bijoux au regard aussi noir que le charbon). Erreur, le tout est monté en mayonnaise plus vite que dans un mixeur.

 

Donc tribunal, traductrice pour nous, audience (toutes les vendeuses) et juge, la fameuse dame en blanc. Chacun des plaignants expose les faits, argumentes, prends les autres vendeuses à témoin, etc.

 

Ca m'a fait tout de suite pensé aux tribunaux populaires de la révolution culturelle en Chine. Je voyais tout à fait comment, en une second, pour un oui ou pour un non, on pouvait être accusé de contre-révolutionnaire et se retrouver avec une pancarte du type « j'ai pêché, j'expie » autour du cou. Les scènes de « pas de larmes pour mao » se jouaient sous nos yeux...

 

Au final, c'est celle qui avait raison qui a été condamnée!

Publié dans Etonnant

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tkurasaki 14/06/2007 12:32

Hey Hacene, ni hao; Il y a un problème avec pictures-of-china.org, quand j'appuy sur un lien: Missing controller You are seeing this error because controller HomeController could not be found. Notice: If you want to customize this error message, create app/views/errors/missing_controller.thtml. Fatal: Create the class below in file : app/controllers/home_controller.php c'est chez moi le probleme??En tou cas, belle photo des toitures.;-)

Charles 12/06/2007 05:00

J'ai toujours su que tu étais contre révolutionnaire Hacène !